Les pigments virevoltent dans un nuage de couleurs toutes plus vives les unes que les autres, dévoilant de fantastiques nuances contrastées et fantasques sous les rayons du soleil couchant d’Agra, au pied du Taj Mahal. A mon tour, j’envoie une salve de poudre verte, symbolisant l’harmonie, et me voilà tout de vert recouvert sous cette pluie mystique.
Je suis pourtant sobre et lucide, mais voilà que j’aperçois, trônant au dessus de la foule, majestueux, orné de fabuleux apparats, se déplaçant au rythme des tambours et des quelques 30 kW de basses provenant d’une bonne dizaine de caissons fixée sur le tuk-tuk aux suspensions écrasées et envoyant des ondes à même de rivaliser avec les riffs des Micheline & the Michels ;-) ou encore du -feu- Métropolis de Privas, un éléphant rose ! Et pas n’importe lequel, que l’on ne se trompe pas, puisque il s’agit du Dieu Ganesh, représenté par un corps d’enfant à quatre bras et une tête d’éléphant, et dont le festival fêtant sa naissance, le Ganesh Chaturthi, bat son plein. Nous sommes sur les rives de la Yamusa, et chaque famille ayant préparé son cortège en hommage à Ganesh s’apprête à immerger son effigie en argile de manière plutôt solennelle.
De retour sur le rivage, nous voilà repartis pour un défilé tout en couleurs et en musique, accompagnée de danses effrénées ! Quelle intense expérience, me faisant presque oublier combien je fus émerveillé le matin même en foulant le marbre immaculé du Taj Mahal !
Mon premier trajet en train, plutôt dépaysant lorsque je rencontrai cinq militaires qui, passée l’image peu avenante des fusils déposés sur la banquette, m’expliquèrent leur engagement dans les commandos et partagèrent leur repas avec moi (le train fera l’objet d‘un article tant l‘expérience est puissante), m’amena à Orchha où, outre une architecture fabuleuse et démesurée, je me retrouvai plongé dans une orgie de couleurs, sous les projecteurs oscillant sur une musique mi-club mi-traditionnelle, dansant encore et toujours lors de cette fête donnée en l’honneur des 12 mois de la fille de Rahul, commerçant qui m’invita gracieusement après quelques minutes à siroter un chai devant son magasin l’après-midi même. Des rencontres et découvertes culturelles qui aujourd’hui me valent nombre de salutations, passant encore moins inaperçu dans les rues d’Orchha à la recherche d’un réseau internet qui fonctionne -quand l‘électricité fonctionne, pour poster cet article. (article que je poste finalement à Khajuraho, vu le black-out persistant à Orchha)
Ces festivités n’ont pas occulté mon arrivée à Delhi, où je fus accueilli les premiers jours comme un prince par mes hôtes en Couchsurfing, histoire de m’acclimater sereinement.
Je m’apprête à rejoindre Varanasi, capitale spirituelle, avant de partir pour le Népal et quelques semaines de trekking, avec en vue une retraite en monastère.
Le voyage s’annonce pour le moins contrasté, et j’espère bien ouvrir mon troisième œil ne serait-ce que pour ressentir pleinement l’Inde !
YESSSSSSSSSS!
RépondreSupprimerc'est vraiment supaaar!! en plus tu as vraiment quelques photos complètement AMAZING, qui mérites un format 100X70!!
bon trip baby et attention à tes miches
Rin_K
très bel article Max, bravo pour tes talents d'écrivain!
RépondreSupprimerprofite bien de ce voyage pour le moins dépaysant...
@+ bises